Menus de saison

Comment faire la carte d’été de votre terrasse

En terrasse, on commande vite, on partage beaucoup et les tables tournent toutes les heures. La carte doit suivre : courte, fraîche, avec des prix clairs et sur un papier qui résiste au soleil et au vent.

4 min de lecturePublié le

Ou coller le texte
Illustration du guide : Comment faire la carte d’été de votre terrasse

Une carte à part pour l’extérieur

La carte de la salle fonctionne rarement en terrasse. L’été, on veut quelque chose de frais, de rapide et à partager, et sur une petite table, il n’y a pas de place pour un livret de quatre pages. Une carte d’été bien pensée :

  • Tient sur une feuille, recto verso au maximum.
  • Se regroupe par moment : quelque chose de léger, des assiettes à partager, des boissons et une touche sucrée.
  • A peu de plats, que la cuisine peut envoyer vite quand la terrasse est pleine.
  • Met les boissons en avant, car l’été, elles pèsent lourd dans l’addition.

Structure de la carte

  1. Assiettes légères : gaspacho et soupes froides, salade de tomates de saison, burrata, melon et jambon de pays, crudités et tapenade. Des plats qui sortent du frigo en une minute.
  2. À partager : planche mixte, calamars frits, accras de morue, ailes de poulet, nachos. Avec deux prix, petite et grande.
  3. Boissons : demi et pinte, panaché, monaco, spritz, rosé au verre et en pichet, pastis, sodas, citronnade maison et eau. Si vous avez des cocktails d’été, deux ou trois suffisent.
  4. Glaces et cafés glacés : une coupe glacée, deux ou trois sorbets et un café frappé.

Si vous voulez mettre un plat en avant, comme une plancha de la mer ou des moules-frites le dimanche, marquez-le comme recommandé au lieu d’ajouter une rubrique.

Les prix en terrasse

Ce qui suscite le plus de questions l’été, c’est le prix en terrasse :

  • Si vos prix diffèrent en terrasse, faites une carte de terrasse avec ces prix, ou deux colonnes « Comptoir » et « Terrasse ». Le client doit le savoir avant de commander.
  • Petite et grande en deux colonnes avec un titre. Si un plat n’existe qu’en une taille, laissez l’autre vide.
  • Pichets et bouteilles : indiquez la contenance (25 cl, 50 cl, 1 l) et pour combien de personnes, pour que personne ne soit surpris par le prix. En France, la contenance de chaque boisson doit de toute façon figurer sur la carte.
  • Prix nets : en France, les prix s’affichent TTC et service compris. Si un supplément s’applique, écrivez-le.

Les allergènes de la carte d’été

Les plats froids ont l’air inoffensifs, mais beaucoup contiennent des allergènes inattendus :

  • Gaspacho et soupes froides : gluten s’il y a du pain, sulfites dans le vinaigre, et céleri dans beaucoup de recettes.
  • Pesto : le fromage apporte du lait. Les pignons de pin ne font pas partie des 14 allergènes, mais certaines recettes utilisent des noix de cajou ou des amandes, qui sont des fruits à coque.
  • Fritures : les calamars sont des mollusques, les éperlans et les accras de morue, du poisson, et la pâte à frire contient généralement du gluten et parfois des œufs. Si les frites partagent la même huile, signalez la contamination croisée.
  • Vin, rosé, spritz et sangria : sulfites. Bière et panaché : gluten.
  • Glaces : lait et, pour les parfums aux fruits à coque, fruits à coque. Interrogez votre fournisseur sur la contamination croisée.

Indiquez les allergènes de chaque plat, même s’il n’est à la carte que pour l’été : les obligations d’information sont les mêmes.

Quand la préparer

La saison des terrasses commence plus tôt qu’on ne le pense. En 2027, Pâques tombe le 28 mars, la nuit du passage à l’heure d’été, et au premier rayon de soleil, on veut déjà s’asseoir dehors. Un calendrier pratique :

  • Mars : revoyez les prix et les fournisseurs de boissons avant Pâques.
  • Pont de l’Ascension (du 6 au 9 mai) : carte d’été finalisée, imprimée et sur les réseaux sociaux.
  • Week-end de la Pentecôte (du 15 au 17 mai) : une bonne date pour lancer de nouveaux plats et ouvrir la pleine saison.
  • Septembre : retirez les plats les plus estivaux et prolongez la saison avec une carte d’automne.

Vous trouverez les autres dates de l’année dans le calendrier de la restauration.

Des formats qui tiennent l’été

  • A4 recto verso, plastifié ou sous pochette : le format le plus résistant.
  • A4 étroit : prend peu de place sur les petites tables et se tient d’une main.
  • Affiche A3 à l’entrée ou au bar, pour qu’on la voie de la rue.
  • Publication et story pour annoncer la nouvelle carte et les glaces.

Si vous recevez des touristes étrangers, traduisez la carte et expliquez les noms locaux, comme un croque-monsieur, un panaché ou un monaco.

Créez-la avec MenuDesign

Ouvrez le modèle de carte d’été, avec le design Azulejo, changez les plats et les prix et téléchargez le PDF. Au bord de la mer, essayez le design Chiringuito ; pour un bar à bières, le design Pub. Vous trouverez d’autres designs dans les modèles de carte.

Questions fréquentes

Puis-je pratiquer des prix plus élevés en terrasse ?

Oui, et c’est courant en France, où beaucoup de cafés affichent un prix au comptoir et un autre en salle ou en terrasse. Mais le client doit connaître le prix avant de commander : si les prix en terrasse sont différents, la carte de la terrasse doit les afficher.

Petites assiettes ou portions entières ?

En terrasse, les petites assiettes marchent très bien : on commande plus de variété et on revient pour une autre tournée. Mettez les deux tailles en deux colonnes avec un titre, « Petite » et « Grande », et laissez vide celle que vous ne proposez pas pour un plat donné.

Quel papier pour une carte qui reste au soleil ?

Un papier épais, de 250 à 300 g/m², plastifié ou dans une pochette rigide, résiste au vent et aux taches. Le soleil fait pâlir l’encre : gardez des exemplaires de rechange. Avec le PDF enregistré, réimprimer prend quelques minutes.