Créer sa carte

Comment traduire la carte de votre restaurant

Une bonne traduction ne rebaptise pas vos plats : elle les explique. C’est ainsi qu’on obtient une carte que les visiteurs comprennent, et dont on n’a pas à rougir.

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Illustration du guide : Comment traduire la carte de votre restaurant

Ce qui reste dans la langue d’origine

Beaucoup de visiteurs viennent justement goûter un vrai cassoulet ou une bouillabaisse. Traduisez le nom et ils ne le retrouvent plus. La règle : les plats qui ont un nom propre le gardent, avec une explication dessous.

Quelques exemples à ne pas traduire : bouillabaisse, cassoulet, choucroute, tartiflette, aligot, blanquette de veau, bœuf bourguignon, pot-au-feu, quenelles, kouign-amann, île flottante, crème brûlée, tarte Tatin. En Belgique : carbonnade flamande, waterzooi, moules-frites ; en Suisse : fondue, raclette, papet vaudois, rösti.

Ce que vous traduisez, c’est l’explication : ce que c’est, comment c’est cuisiné et ce qui l’accompagne.

Blanquette de veau — veal stew in a creamy white sauce with mushrooms and baby onions, served with rice.

Comment décrire le plat

Pensez à quelqu’un qui n’est jamais venu en France. Il a besoin de l’ingrédient principal, de la technique et de l’accompagnement. Rien de plus.

Plat Traduction littérale (à éviter) Mieux
Ris de veau EN : veal rice EN : pan-fried veal sweetbreads
Pavé de saumon EN : salmon paving stone EN : thick-cut salmon fillet
Croque-monsieur DE : Knusper-Herr DE : Croque-monsieur – überbackener Schinken-Käse-Toast
Gratin dauphinois IT : gratin di delfino IT : gratin dauphinois – patate al forno con panna e aglio
Pommes allumettes ES : manzanas cerilla ES : patatas fritas muy finas
Moules marinières EN : sailor mussels EN : mussels steamed in white wine, shallots and parsley

Faites aussi attention aux poissons : le merlu, la lotte, le bar, la dorade, la sole et le cabillaud ont chacun leur nom dans chaque langue, et un traducteur automatique peut les confondre. Et si vous accueillez beaucoup de clients américains, ajoutez les onces aux grammes : « Entrecôte 280 g (10 oz) ».

Carte bilingue ou une carte par langue

Bilingue (la seconde langue sous chaque plat, en plus petit) :

  • Idéale avec une seule langue en plus.
  • Le serveur et le client ont la même ligne sous les yeux.
  • Prend plus de place : il faudra peut-être passer à un livret ou à un A4 recto verso.

Une carte par langue :

  • Préférable à partir de trois langues.
  • Chaque carte reste nette, avec de grands caractères.
  • Gardez le même design, le même ordre et les mêmes prix, pour que l’équipe se repère dans n’importe quelle version.

Un premier jet automatique, puis une relecture humaine

Dans MenuDesign, si votre navigateur dispose d’un traducteur intégré, l’application l’utilise pour un premier jet des plats et des descriptions. Les titres de rubrique les plus courants, les noms des allergènes, les étiquettes (végétarien, sans gluten…) et les mentions comme « TVA incluse » ont déjà leur traduction prête.

Ensuite, vous relisez plat par plat et corrigez ce qui doit l’être. C’est cette étape qui fait la différence : les traducteurs automatiques échouent justement là où une carte est la plus délicate, sur les noms de plats et les morceaux de viande.

Check-list avant d’imprimer

  • Les plats qui ont un nom propre gardent leur nom d’origine.
  • Chaque plat explique l’ingrédient principal, la technique et l’accompagnement.
  • Les allergènes et leur légende sont dans la langue de la carte.
  • Les mentions sont traduites : « prix service compris », « boisson comprise », « selon arrivage » et tout ce qui se vend au poids.
  • Les quantités et les unités ont un sens : « 6 pièces », « 100 g », « pour deux ».
  • Les prix sont identiques dans toutes les versions.
  • Les rubriques et les plats sont dans le même ordre dans toutes les langues.
  • Une personne qui parle la langue a tout relu.

Les langues disponibles

Les cartes MenuDesign s’impriment en français, anglais, espagnol, allemand, italien, portugais et catalan. Certains pays encadrent la langue de l’information du consommateur. En France, la loi Toubon impose le français pour présenter un bien ou un service : la carte est en français, les autres langues s’ajoutent sans la remplacer, et la version française doit rester aussi lisible que les traductions. Au Luxembourg, la dénomination des plats et les allergènes doivent figurer en français, en allemand ou en luxembourgeois. Au Québec, d’autres langues peuvent figurer sur une carte, mais sans l’emporter sur le français. Si vous travaillez dans une région bilingue, en Belgique ou en Suisse, renseignez-vous localement.

Comme tout le reste dans l’application, la traduction et le mode bilingue sont gratuits. Si vous êtes encore en train de bâtir votre carte, commencez par comment faire une carte de restaurant.

Questions fréquentes

Faut-il traduire le nom de mes plats ?

Les plats qui ont un nom propre (bouillabaisse, cassoulet, blanquette de veau, tartiflette, kouign-amann, île flottante) le gardent, avec une courte explication dessous. Les plats descriptifs, comme une salade de tomates, se traduisent.

Dans quelles langues une carte MenuDesign peut-elle être imprimée ?

Français, anglais, espagnol, allemand, italien, portugais et catalan. Vous pouvez exporter une carte par langue ou une carte bilingue, avec la seconde langue sous chaque plat.

Vaut-il mieux une carte bilingue ou une carte par langue ?

Avec une seule langue en plus, la carte bilingue est très pratique. Avec trois langues ou plus, une carte par langue, avec le même design et le même ordre, fonctionne mieux.

La traduction automatique suffit-elle ?

Elle convient pour un premier jet, mais elle se trompe sur les noms de plats et les morceaux de viande. Relisez chaque plat et, si possible, faites relire l’ensemble par une personne dont c’est la langue maternelle avant d’imprimer.