Avant tout : qu’il soit lisible
Beaucoup de résidents voient moins bien, lisent plus lentement ou lisent depuis un fauteuil roulant. Un menu qui fonctionne au restaurant peut être illisible dans un couloir d’EHPAD. Ce qui aide le plus :
- Un texte grand. Dans MenuDesign, passez la taille du texte d’automatique à manuelle et augmentez-la jusqu’à ce que le test imprimé se lise sans effort, à la distance réelle.
- Un fort contraste. Texte foncé sur papier blanc. Pas de gris clair, pas de texte sur photo, pas de fond de couleur.
- Une police simple, sans fioritures ni calligraphie. Évitez aussi les paragraphes entiers en majuscules, plus difficiles à lire.
- Peu de mots par plat. « Dos de cabillaud, purée » se comprend tout de suite ; une longue description, non.
- Du papier mat. Les pochettes plastiques brillantes reflètent les plafonniers. Si vous utilisez une pochette, prenez-la mate.
Les guides sur les polices et les couleurs de la carte vont plus loin.
Ce qu’il faut mettre sur la feuille
- Le nom de l’établissement et un titre : « Le menu de la semaine ».
- La semaine : « Semaine du 16 au 20 novembre ». MenuDesign la remplit, ou vous écrivez la vôtre.
- Une colonne par jour, avec l’entrée, le plat, le fromage ou laitage et le dessert du déjeuner, toujours dans le même ordre. Si le service est le même le week-end, ajoutez le samedi et le dimanche.
- Ce qui est servi tous les jours, une seule fois : « Pain, eau, café et tisane ».
- Les allergènes, avec leur légende.
- Une note de bas de page avec le dîner, s’il est court, et les régimes adaptés.
Le petit-déjeuner et le goûter changent peu d’un jour à l’autre. Si vous voulez les inclure, une ligne dans la note suffit.
Déjeuner et dîner
Deux façons de faire :
- En note de bas de page, si le dîner est simple et semblable chaque soir : « Le soir : potage, plat léger et dessert ».
- Sur une deuxième feuille, si le dîner a son propre menu. Dupliquez le menu de la semaine, changez le titre en « Les dîners de la semaine » et les plats. Affichez les deux feuilles ensemble.
Ce qui ne marche pas, c’est de serrer déjeuner et dîner dans les mêmes colonnes : avec dix plats par jour, le texte doit rapetisser et vous perdez l’essentiel.
En Belgique et en Suisse, on dit souvent « dîner » pour le repas de midi et « souper » pour celui du soir : reprenez les mots de vos résidents dans les titres.
Textures et régimes
Plusieurs régimes cohabitent en EHPAD : texture normale, hachée, moulinée ou mixée, boissons épaissies ou eau gélifiée pour les résidents qui ont des troubles de la déglutition, régime diabétique, pauvre en sel… La texture et le régime de chaque résident sont décidés par l’équipe soignante, souvent avec un orthophoniste, et la cuisine suit ses consignes et celles du diététicien. Certains établissements décrivent aussi les textures avec le cadre international IDDSI : les boissons du niveau 0 (fluide) au niveau 4 (extrêmement épais) et les aliments du niveau 3 (liquidisé) au niveau 7 (normal).
Pour présenter le menu :
- Le menu affiché est le menu standard. Dans beaucoup d’établissements, la version hachée ou mixée est le même plat avec une autre texture ; si c’est votre cas, dites-le simplement dans la note.
- Si un régime change beaucoup les plats, faites une feuille à part avec son nom dans le titre, comme pour un menu sans gluten.
- Pas de noms de résidents à côté de leur régime sur le panneau ou en salle. C’est une donnée de santé.
Choisir des plats tendres et faciles à manger aide tout le monde : plats mijotés, potages, poisson sans arêtes, viande hachée ou cuite longuement, fruits mûrs ou en compote. Mais quoi servir et en quelle quantité, ce sont les règles et l’équipe de l’établissement qui le décident, pas la mise en page du menu. En France, la recommandation nutrition du GEMRCN sert de référence : trois repas, un goûter et une collation nocturne si besoin, un jeûne nocturne qui ne dépasse pas 12 heures et un dîner servi au plus tôt vers 18 h 30. Depuis la loi EGalim, les EHPAD, publics comme privés, doivent aussi servir au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de bio. Les menus se discutent souvent en commission des menus ou au conseil de la vie sociale, avec des résidents et des familles. En Belgique, les maisons de repos suivent les règles de leur Région ; en Suisse, les EMS celles de leur canton.
Allergènes
La cuisine d’un EHPAD est un restaurant collectif comme un autre : elle doit informer par écrit sur les 14 allergènes présents dans les plats servis. Sur cinq colonnes, les numéros à côté de chaque plat, avec la légende en bas, sont le plus pratique ; les pictogrammes fonctionnent mieux quand le texte est grand. Pour la cuisine, le tableau des allergènes complet reste la référence.
Faites particulièrement attention aux potages et purées au lait ou à la crème, aux fonds et jus avec du céleri, aux panures et boulettes avec du gluten et des œufs, et aux crèmes desserts et mousses.
Où l’afficher
- À l’entrée de la salle à manger, à une hauteur lisible debout et en fauteuil roulant.
- À chaque étage, si certains résidents descendent peu.
- Sur les tables, un exemplaire en A4 paysage, surtout au déjeuner.
- Agrandi en A3 sur le panneau principal. Le PDF en A4 paysage s’agrandit chez n’importe quel imprimeur sans déformation.
À côté du menu, la loi EGalim impose déjà un affichage permanent, à l’entrée de tout restaurant collectif, de la part de produits durables et de qualité servis, mis à jour au moins une fois par an.
Le lire à voix haute le matin marche aussi : le menu du jour est un sujet de conversation et aide les résidents à se repérer dans la semaine.
Les familles le lisent aussi
Beaucoup de familles demandent ce que mange leur mère ou leur père. Partager le menu de la semaine répond à la question avant qu’elle ne soit posée. Téléchargez le PDF ou une image PNG ou JPG et envoyez-la vous-même par le canal habituel de l’établissement. Si certains proches ou membres du personnel lisent mieux une autre langue, MenuDesign peut ajouter une deuxième langue sous chaque plat.
Le design
Le modèle utilise le design Nórdico : texte net, beaucoup d’espace et une seule couleur d’accent. Botánico est plus chaleureux et reste très lisible. Pour ce public, évitez les designs manuscrits ou très décoratifs, aussi jolis soient-ils.
Le créer avec MenuDesign
Ouvrez le modèle de menu pour EHPAD, changez le nom de l’établissement et les plats, augmentez la taille du texte, indiquez les allergènes et téléchargez le PDF en A4 paysage. Gratuit, sans inscription et enregistré dans votre navigateur.
Questions fréquentes
Quelle taille de texte pour un menu d’EHPAD ?
Il n’y a pas de taille idéale : tout dépend de la distance et des personnes qui lisent. Imprimez un test et lisez-le là où les résidents le liront, debout et assis. Dans MenuDesign, vous pouvez régler la taille du texte à la main et, pour le panneau d’affichage, agrandir l’A4 en A3 chez un imprimeur.
Faut-il mettre le dîner sur la même feuille ?
S’il est court, en note de bas de page. Si le dîner est un vrai menu avec plusieurs plats, faites une deuxième feuille, « Les dîners de la semaine », avec le même design, et affichez les deux côte à côte.
Comment indiquer les textures modifiées ?
La texture de chaque résident est décidée par l’équipe soignante (médecin, orthophoniste, diététicien). Sur le menu affiché, une note indiquant que des versions hachées ou mixées et des régimes adaptés sont disponibles suffit. La liste de qui suit quel régime est une donnée de santé : elle reste en cuisine et auprès des soignants, pas sur le panneau.
Puis-je partager le menu avec les familles ?
Oui. Téléchargez le PDF ou une image PNG ou JPG et envoyez-la par le canal habituel de l’établissement : e-mail, application ou messagerie. MenuDesign n’envoie rien à votre place.