Des parents qui lisent chaque ligne
Avec les bébés et les tout-petits, le menu n’est pas une formalité. Les familles le consultent pour :
- Savoir ce que leur enfant a mangé, et en quelle quantité, en complément de ce que l’équipe leur dit aux transmissions du soir.
- Prévoir le repas du soir sans refaire le déjeuner.
- Voir quels aliments apparaissent, surtout si leur enfant ne les a pas encore goûtés ou s’il a une allergie.
C’est pourquoi le menu doit arriver avant le début de la semaine et ne laisser aucun doute.
Ce qu’il faut mettre sur la feuille
- Le nom de la crèche et un titre : « Le menu de la semaine ».
- La semaine : « Semaine du 16 au 20 novembre ». MenuDesign remplit la semaine en cours, ou le texte que vous tapez.
- Une colonne par jour, avec le plat, le laitage et le dessert, dans le même ordre.
- Ce qui est servi tous les jours, une seule fois : « Eau à volonté ».
- Les allergènes de chaque plat, avec leur légende.
- Le goûter et les éventuelles informations, en note de bas de page.
Des plats simples, des noms simples
À la crèche, la cuisine est simple, et les noms doivent l’être aussi :
- Dites ce qu’il y a dedans : « Purée de butternut » en dit plus aux parents que « Purée de légumes ». Si la purée change chaque semaine, nommez le légume principal.
- Nommez le poisson et la viande : « Saumon et pommes de terre », « Poulet aux carottes ».
- Pas de noms inventés. Les enfants ne lisent pas le menu ; leurs parents, si, et ils veulent savoir ce qu’est chaque plat.
- Des noms courts. Sur un A4 paysage, chaque jour a une colonne étroite : deux à cinq mots par plat, c’est l’idéal.
Quels aliments apparaissent chaque semaine, et à quelle fréquence, c’est aux règles en vigueur et aux personnes qui élaborent vos menus d’en décider, avec l’avis du médecin de chaque enfant s’il y en a un. En France, les crèches s’appuient sur les repères du PNNS et sur la recommandation nutrition du GEMRCN, qui conseille d’ailleurs d’écrire sur le menu l’intitulé précis du plat pour chaque tranche d’âge. Comme les cantines, elles doivent servir au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de bio (loi EGalim). En Belgique, l’ONE agrée les milieux d’accueil ; en Suisse, ce sont les cantons, et beaucoup de structures romandes visent le label Fourchette verte. Le menu, lui, doit seulement bien raconter l’histoire.
Bébés, moyens, grands : des textures différentes
Dans la même crèche, des bébés en pleine diversification mangent à côté d’enfants de près de trois ans qui mangent presque comme à la maison. Le GEMRCN distingue trois groupes : les bébés (de 8-9 à 12 mois), les moyens (de 12 à 15-18 mois) et les grands (de 15-18 mois à 3 ans). Deux façons de le montrer :
- Un seul menu, si les plats sont les mêmes et que seule la texture change (mixé, écrasé, en petits morceaux). Dites-le en note de bas de page.
- Une feuille par section, si les bébés ont leurs propres plats. Dupliquez le menu et changez le titre (« Menu des bébés ») et les plats.
Les nouveaux aliments
Beaucoup de crèches demandent aux familles de faire goûter les nouveaux aliments à la maison d’abord, pour voir comment l’enfant réagit. Si c’est votre règle, le menu de la semaine est l’outil idéal : envoyé à l’avance, il permet aux familles de voir ce qui arrive et de vous prévenir si leur enfant n’a pas encore goûté un aliment. Ajoutez le rappel en note de bas de page ou dans le message qui accompagne le menu.
Allergènes : le point le plus sensible
Une crèche qui sert des repas a la même obligation que toute cuisine d’informer sur les allergènes qu’elle utilise : les 14 allergènes du règlement européen. Les allergies au lait et aux œufs sont en plus fréquentes chez les jeunes enfants.
- Numéros ou pictogrammes à côté de chaque plat, avec la légende en bas. Les pictogrammes se reconnaissent d’un coup d’œil ; les numéros prennent moins de place.
- Vérifiez les produits achetés : yaourts, biscuits, pain ou fonds de sauce. C’est leur fiche technique qui fait foi, et elle change.
- Les menus adaptés sur une feuille à part, avec le régime dans le titre : « Menu sans lait ». Pour un enfant allergique, ils découlent en général d’un projet d’accueil individualisé (PAI) établi avec la famille et le médecin.
- Pas de prénoms d’enfants sur les feuilles affichées à l’entrée. L’allergie d’un enfant est une donnée de santé : la liste reste en cuisine et dans la section, pas dans le couloir.
Pour la cuisine, un tableau des allergènes qui couvre toutes les recettes évite de compter sur la mémoire.
Le goûter
Il compte presque autant que le déjeuner, surtout pour les enfants qui restent tard. S’il varie peu, il va en note de bas de page. S’il change tous les jours, ajoutez-le comme une quatrième ligne dans la colonne, avec ses allergènes s’il en a : une part de quatre-quarts contient du gluten, des œufs et du lait.
Imprimer et envoyer
- À l’entrée et sur la porte de chaque section : PDF en A4 paysage.
- Aux familles : le PDF ou une image PNG ou JPG, par l’application de la crèche, par e-mail ou sur le groupe des parents. C’est vous qui l’envoyez ; MenuDesign n’envoie rien tout seul.
- Pour le frigo de la maison : beaucoup de familles l’impriment. Un design sur fond blanc consomme peu d’encre.
- Les familles qui parlent d’autres langues : MenuDesign peut ajouter une deuxième langue sous chaque plat.
Le design
Le modèle utilise le design Memphis, avec des couleurs et des formes pop : gai et toujours facile à lire. Libreta, comme écrit à la main sur un cahier, est une autre option sympathique. Quel que soit votre choix, vérifiez que le texte reste lisible : la couleur sert à décorer, pas à écrire les plats. Si vous faites aussi un menu enfant pour un restaurant, les conseils de rédaction sont les mêmes.
Le créer avec MenuDesign
Ouvrez le modèle de menu de crèche, changez le nom de la crèche, les plats et le goûter, indiquez les allergènes et téléchargez le PDF ou l’image pour les familles. Gratuit, sans inscription et enregistré dans votre navigateur.
Questions fréquentes
Faut-il mettre le goûter sur le menu ?
Oui. S’il varie peu, mettez-le en note de bas de page : « Goûter : fruit, laitage ou pain, selon les jours ». S’il change tous les jours et que les familles le suivent de près, ajoutez-le comme une ligne de plus dans chaque colonne : « Goûter : banane ».
Faut-il un menu à part pour les bébés ?
Si les plats des bébés sont différents, oui : une feuille à part avec son propre titre, « Menu des bébés ». Si c’est le même menu avec une autre texture, une note en bas de page suffit.
Faut-il indiquer les allergènes sur le menu d’une crèche ?
L’information doit être disponible par écrit : une crèche qui sert des repas est un restaurant collectif, et les règles sur les allergènes s’y appliquent comme dans toute cuisine. Les indiquer sur le menu, avec une légende, est le plus clair pour les familles.
Comment l’envoyer aux familles ?
Téléchargez le PDF ou une image PNG ou JPG et envoyez-la par l’application de la crèche, par e-mail ou sur le groupe des parents. MenuDesign n’envoie rien à votre place : c’est vous qui le partagez.