Comment l’organiser
Pour la plupart des clients, l’ordre le plus clair est par type d’abord, puis par région :
- Effervescents (champagne, crémant, prosecco, cava)
- Blancs
- Rosés
- Rouges
- Vins mutés (porto, banyuls, maury, xérès)
- Moelleux et liquoreux (sauternes, jurançon, coteaux-du-layon)
Dans chaque type, regroupez par région ou appellation : Loire, Bourgogne, Bordeaux, Rhône, Alsace, Languedoc, Provence… En Suisse, le Valais ou Vaud ; au Luxembourg, la Moselle. Si vous avez beaucoup de rouges, les sous-groupes par région sont indispensables.
L’alternative : par style. Si votre carte est courte ou si vos clients ne sont pas experts, regroupez selon le profil du vin : « Blancs vifs et frais », « Blancs ronds », « Rouges légers », « Rouges charpentés ». Cela aide ceux qui ne connaissent pas les régions.
Dans chaque groupe, aller du moins cher au plus cher facilite le choix.
Que dire de chaque vin
L’essentiel, en une ou deux lignes :
- Nom du vin et producteur (domaine, château).
- Région ou appellation (si elle n’est pas déjà dans le titre du groupe).
- Cépage ou cépages.
- Millésime, pour les vins de garde ou haut de gamme.
Un exemple :
Cuvée Exemple 2022 — Domaine Exemple · Saumur-Champigny
Fruits rouges, une pointe de poivre. Avec le canard et les viandes blanches.
Verre et bouteille, en colonnes
Si vous servez du vin au verre, utilisez une colonne de prix par contenance, plus la bouteille. Le client compare ainsi d’un coup d’œil. Pour les vins que vous ne servez pas au verre, mettez un tiret.
| Vin | Verre 12 cl | Pichet 50 cl | Bouteille 75 cl |
|---|---|---|---|
| Picpoul de Pinet | 5,50 | 17 | 26 |
| Rouge de la maison | 4,50 | 14 | 22 |
| Pauillac | — | — | 85 |
Prix indicatifs en euros. En France, la carte indique la contenance de chaque boisson, et l’arrêté du 27 mars 1987 demande d’afficher à l’extérieur, pendant le service, les prix d’au moins cinq vins (ou de tous, si vous en proposez moins). Le verre de 12 cl est le plus courant, et le pichet se sert souvent en 25 ou 50 cl. En Suisse, le vin ouvert se commande au décilitre (1 dl, carafes de 2, 3 ou 5 dl).
Si vous proposez aussi des demi-bouteilles (37,5 cl), ajoutez une colonne seulement dans les rubriques qui en ont. Pour fixer des prix au verre qui couvrent la bouteille, essayez le calcul du coût par verre.
Notes de dégustation : restez bref
Une note de dégustation utile tient sur une ligne : profil + accord.
- « Frais, citronné, salin. Avec les fruits de mer et les poissons blancs. »
- « Fruits noirs, épices, finale longue. Avec l’agneau et le gibier. »
Laissez de côté le jargon de concours (« rétro-olfaction de sous-bois aux tanins polis »). Le client veut savoir si le vin va lui plaire et s’il va avec ce qu’il a commandé. Si vous ne pouvez pas écrire une note courte et honnête, mieux vaut ne rien mettre.
Une carte à part ou dans la carte ?
- Peu de vins (moins d’une douzaine) : une rubrique de plus sur votre carte, avec les colonnes verre et bouteille.
- Une longue liste : une carte des vins à part. Un livret permet de l’organiser confortablement par région ; un A4 étroit est très élégant pour une carte de taille moyenne.
Les allergènes du vin
- Les sulfites. Pratiquement tous les vins en contiennent au-delà du seuil de déclaration. Une note en pied de carte comme « Tous nos vins contiennent des sulfites » est claire et couvre ce point.
- L’œuf et le lait. Certains vins indiquent l’œuf ou le lait sur l’étiquette à cause des agents de collage utilisés pour les clarifier. Si l’étiquette le dit, reportez-le sur votre carte. Ces mêmes agents de collage expliquent pourquoi tous les vins ne sont pas végans.
La tenir à jour
Les millésimes changent, les vins s’épuisent et les prix augmentent. Une carte des vins raturée au stylo fait négligé. Revoyez-la à chaque changement de millésime ou de fournisseur et réimprimez-la : avec la carte déjà faite dans MenuDesign, c’est l’affaire de quelques minutes.
Créez-la avec MenuDesign
Le modèle de carte des vins est proposé dans le design Bodega, avec les colonnes verre et bouteille déjà prêtes. Collez votre liste ou prenez en photo votre carte actuelle, ajustez les groupes et les prix et téléchargez le PDF. Pour un bar à vins plus décontracté, essayez aussi le design Ticket. Gratuit, sans inscription.
Questions fréquentes
Faut-il classer les vins par prix ?
À l’intérieur de chaque groupe (par exemple, les blancs de Loire), aller du moins cher au plus cher aide le client à s’y retrouver. Ce qui ne fonctionne pas, c’est de trier toute la carte par prix sans regrouper par type ou par région.
Faut-il indiquer le millésime ?
Pour les vins de garde ou haut de gamme, oui : le client y est attentif. Mais seulement si vous le tenez à jour ; un millésime erroné fait négligé.
Comment montrer quels vins sont servis au verre ?
Avec une colonne de prix par contenance et une pour la bouteille (en France, souvent « Verre 12 cl », « Pichet 50 cl » et « Bouteille 75 cl »), et un tiret quand le vin n’est pas servi au verre. En Suisse, le vin ouvert se sert au décilitre : « 1 dl », « 5 dl » et « Bouteille ».
Faut-il mentionner les sulfites sur la carte des vins ?
Les sulfites font partie des 14 allergènes, et presque tous les vins en contiennent. Une note comme « Tous nos vins contiennent des sulfites » règle la question clairement.